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Comment notre sytème immunitaire se defend et quelles sont ses limites ? TPE 2013 1èreS2 Lycée Jean Dautet

La réponse immunitaire (Page 3)

Publié le 17 Janvier 2013

La réponse immunitaire (Page 3)

Tout d’abord, l’inflammation est la première barrière que rencontrent les micro-organismes pathogènes qui franchissent notre enveloppe corporelle. Tout comme la peau et les muqueuses, ce type de réponse immunitaire agit sans connaître la nature de l’agent qu’il combat. Le but de l’inflammation est d’inactiver les agresseurs et de mettre en œuvre la réparation des tissus en cas de lésion.

Ensuite, l’immunité innée ou naturelle agit rapidement après l’inflammation, elle est non spécifique de l’agent pathogène donc non-adaptive. Ce système se sert du principe de la phagocytose, elle consiste à une production de phagocytes qui ingéreront les bactéries et tout autre organisme pathogène. Ces globules blancs mourront pendant la digestion avec les bactéries, ils seront expulsés de notre corps sous forme de pus. La phagocytose a été decouverte par Elie Metchnikoff vers 1880, il a obtenu le prix nobel de physiologie ou médecine en 1908. Elle est présente dès la naissance.

Puis il y a l’immunité spécifique qui dépend de la reconnaissance de la substance étrangère, ce qui permet la fabrication d’anticorps adaptés. Ce système garde en mémoire les différents agents pathogènes rencontrés.

Après avoir mémorisé les germes ennemis, les lymphocytes T (« donneurs d'ordre »), peuvent choisir de les attaquer de front et/ou d'activer d'autres acteurs de l'immunité. Leurs « ordres » sont transmis par le biais de molécules chimiques, mais attention, le stress bloque leur production !

Ensuite les lymphocytes B, eux, produisent des anticorps ou immunoglobuline (Ig). Ceux-ci peuvent être libres et véhiculés par le sang ou attachés aux lymphocytes B qui les produisent. Ces anticorps combattent l’antigène (substance étrangère au corps). Il s'agit le plus souvent d'une protéine qui sont reconnus de manière spécifique par les anticorps. Un anticorps se fixera par exemple sur une bactérie et essaiera de le détruire.

Enfin, il y a le système du complément, qui comprend une vingtaine de protéines qui agissent l’une après l’autre et permettent de détruire directement les microbes. Le système du complément peut être activé par les microbes eux-mêmes ou par la réponse immunitaire.

Par exemple, en cas d’infection virale, les interférons sont des glycoprotéines qui inhibent la multiplication des virus à l’intérieur des cellules. Une fois sécrétés, ils se diffusent dans les tissus et stimulent les cellules immunitaires voisines. La présence de toxines microbiennes peut aussi déclencher la production d’interférons.

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